Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie
(ONIMED)
Email: onimedniger@gmail.com
Tél. : (00227) 96.13.95.28/90.87.14.05
Siège provisoire : Maison de la presse (Terminus, face Laboratoire TP)
L’Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie s’est réuni en session extraordinaire, ce jeudi 15 juillet 2010 à la Maison de la presse, à l’effet d’apprécier le traitement de l’information par les médias nationaux, ces dernières semaines. Et cela, conformément à l’alinéa 2 de l’article 12 de ses Statuts qui stipule que : « L’ONIMED peut aussi s’autosaisir lorsqu’il juge le traitement de l’information dommageable aux principes de l’éthique et de la déontologie ».
Au cours de sa session, l’Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie s’est particulièrement intéressé à la période allant de la promulgation de l’ordonnance portant dépénalisation des délits par voie de presse à ce jour.
Après examen de la situation, l’ONIMED constate :
1. Que certains médias, principalement de la presse écrite privée, excellent dans la recherche du sensationnel, bafouant du coup les principes élémentaires de l’Ethique et la Déontologie du métier de journaliste, notamment la vérification et/ou l’équilibre de l’information ;
2. Que des médias continuent à servir de tribune de règlement de compte entre des acteurs politiques, y compris en s’insultant entre eux, mettant ainsi en péril le sacro-saint principe de la confraternité ;
3. Que de plus en plus les citoyens commencent à s’inquiéter sur les dérapages auxquels on risque d’assister avec la dépénalisation effective des délits commis par voie de presse.
Au vu de ce qui précède, l’ONIMED :
1- Attire l’attention des responsables des médias et des journalistes sur le fait que la dépénalisation des délits de presse ne signifie nullement une licence à tout faire, mais qu’elle appelle plutôt de leur part un sens aigu de responsabilité et de professionnalisme dans le traitement de l’information ;
2- Invite instamment les responsables des médias et les journalistes à cesser tous les travers de nature à porter atteinte à la confraternité et à l’honorabilité de la profession de journaliste.
3- Assure le public de sa détermination à user de toutes ses prérogatives pour combattre tous les dérapages qui peuvent provenir des médias et journalistes irresponsables, qui confondent la dépénalisation des délits de presse à l’impunité
Enfin, l’Observatoire Nigérien Indépendant des Médias pour l’Ethique et la Déontologie informe les citoyens, qui s’estiment injustement mis en cause par un média quelconque, qu’ils peuvent le saisir, en déposant leurs plaintes à son siège provisoire situé dans les locaux de la Maison de la presse, au quartier Terminus de Niamey, en face du Laboratoire des Travaux publics. Toutefois, l’ONIMED rappelle à ces citoyens qu’ils ont toujours le droit de saisir les tribunaux en cas de litige avec les médias.
Fait à Niamey le jeudi 15 juillet 2010
Le Président Illa Kané
samedi 17 juillet 2010