Atelier Régional sur le cadre d’Allocation Basé sur la Performance
Performance comme critère d’éligibilité aux ressources du FAD

Envoyer
Imprimer 123 Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police

Le Grand Hôtel de Niamey sert de cadre, du 12 au 15 juillet 2010, à la tenue de l’atelier Régional sur le Cadre d’Allocation Basé sur la Performance (ABP). Le présent atelier vise à la mise en œuvre des recommandations des plénipotentiaires de la Banque Africaine de Développement (BAD) relatives à l’harmonisation et à l’alignement avec les autres institutions bancaires qui financent le développement.

Organisé par l’Institut Africain de Développement en collaboration avec le Ministère nigérien de l’Economie et des Finances, cet atelier a réuni plusieurs participants venus du Niger, de Tchad, de Sénégal, de la guinée Bissau et de la Mauritanie. On notait également à cet atelier la présence des experts de la Banque Africaine de Développement (BAD) et bien d’autres invités de marque. Notons que le présent atelier est le deuxième du genre, organisé à l’intention des pays francophones d’Afrique de l’Ouest, par le Groupe de la Banque Africaine de Développement sur les nouvelles directives au système d’allocation basé sur la performance. Il est à indiquer que l’idée d’organiser ledit atelier est un besoin exprimé par les représentants des pays, lors de la réunion de décembre 2007, qui avaient demandé au Groupe de la BAD de sensibiliser au mieux les autorités des pays membres régionaux du Groupe de la Banque sur le processus et la méthodologie ABP, en vue d’imprimer une plus grande transparence et une meilleure compréhension du processus des évaluations de performance pays. Comme on peut le relever, cet atelier a pour objectif de permettre aux participants d’avoir la maîtrise des caractéristiques du système d’Allocation Basé sur la Performance (ABP) et être capable d’engager un dialogue avec les responsables de la BAD sur les allocations et les composantes, prêts et dons accordés par le FAD à leurs pays.
Il ressort de l’allocution prononcée par Madame Kanny DIALLO, économiste principale chargée de formation à l’Institut Africain de Développement que le cadre stratégique du groupe de la BAD pour la réduction de la pauvreté est doté de cinq principales composantes à savoir: «un nouveau système d’allocation basée sur le risque-pays et le surendettement» ; «une forte concentration sur la croissance économique, l’infrastructure régionale et le développement du secteur privé» ; «un système de mesure des résultats du développement» ; «une transparence et une responsabilité accrue en matière d’allocation des ressources, y compris à travers la publication des évaluations de performance des pays» et «des mesures visant à renforcer la coordination et l’harmonisation entre partenaires au développement». Madame Kanny a indiqué que le «FAD est aujourd’hui le guichet le plus important du Groupe de la Banque, si l’on en juge par sa portée. En effet, sur les 53 pays membres régionaux, 40 sont éligibles à ce guichet». Elle a relevé par ailleurs que «les ressources disponibles au guichet FAD n’ont cessé d’augmenter depuis sa création, avec un accroissement de plus de 50% du FAD-XI par rapport au FAD-X». Notons qu’en 2008, et même au cours des années précédentes dans le cadre du FAD-X, l’essentiel des ressources étaient allé aux pays membres régionaux ayant enregistré de très bonnes performances, a affirmé Madame Kanny DIALLO.
En ouvrant les travaux de cet atelier, le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances a relevé dans son allocution que la BAD s’est engagée dans une réforme dans l’allocation et l’affectation de l’Aide Publique au Développement, conformément aux initiatives internationales. Cette volonté, a-t-il poursuivi, se justifie par la problématique de la soutenabilité de la dette et du financement du développement. Il devra par la suite indiquer que l’un des principaux facteurs de l’allocation des ressources du FAD aux pays éligibles est la performance de chacun dans la mise en œuvre des politiques économiques et financières pour une croissance économique durable, et l’amélioration des conditions de vie des populations pauvres». Ajoutons que l’appréciation de la performance recherchée se fonde également sur des critères admis au plan international. Ces critères a relevé le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances portent sur la ’’solidité des institutions nationales’’, ’’la qualité des politiques économiques et financières’’, et ’’les indicateurs de la viabilité de la dette publique’’. En organisant le présent atelier de formation, a-t-il affirmé, la BAD entend contribuer de manière significative au renforcement des compétences des cadres et des capacités des structures nationales des pays membres.

mardi 13 juillet 2010

Dans la même catégorie


Société
Au tribunal
Newsletter
Sondages
Que vous inspire la présence militaire au Niger ?
Rassurante et légitime pour une courte durée
Illégitime. Rien ne la justifie